Anne Mayer reste adjointe au maire au terme d'une séance ubuesque...

27 février 2015
Publié dans Au conseil municipal
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La séance du conseil municipal du 26 février 2015 était entièrement consacrée à la question du maintien (ou non) de Mme Anne Mayer dans ses fonctions d’adjointe après que le maire lui ait retiré l’ensemble de ses délégations. Après le cafouillage de la séance du 19 février, Nicolas Le Bozec est apparu hier soir totalement dépassé par les événements enchaînant violations de la loi et du secret du vote avant d’être contraint d’annuler, une fois de plus, la séance dans un chaos indescriptible.

Tout commence lorsqu’il interdit à Mme Mayer de participer au vote relatif à son maintien dans ses fonctions d’adjointe. Il s’agit là d’un abus de pouvoir caractérisé totalement illégal.

Nous demandons alors une suspension de séance. Le maire fait la sourde oreille et met le projet de délibération au vote malgré les protestations sur cet abus de pouvoir manifeste.

Les conseillers se rendent tour à tour dans l’isoloir installé pour l’occasion, le vote se déroulant à bulletins secrets bien que le maire n’ait pas soumis le scrutin secret à l’approbation de l’assemblée comme l’exigeait pourtant la loi (L. 2121-21 du CGCT).

C’est au tour du maire d’aller voter. A la sortie de l’isoloir, Nicolas Le Bozec se présente devant l’urne et y glisse deux bulletins, celui d’Eric Heitz et le sien. Le problème c’est qu’Eric Heitz avait donné procuration à Vincent Roubert !

C’est à ce moment que le conseil municipal et le public assistent, ébahis, à une scène surnaturelle. Le maire, s’apercevant de son erreur, plutôt que de suspendre la séance pour réfléchir à une façon consensuelle et surtout légale de recommencer le scrutin, ouvre l’urne et, totalement sourd à ceux qui lui demandaient d’arrêter immédiatement, récupère les enveloppes qui s’y trouvaient déjà et se met à les ouvrir les unes après les autres pour en extraire les bulletins de vote avant de les reposer sur la table où était disposé le reste des bulletins préparés pour l’occasion.

Il s’agit cette fois-ci d’une violation inacceptable du secret du vote. Perdant pied entre l’apparente indifférence des uns et l’indignation légitime des autres, Nicolas Le Bozec est contraint de suspendre la séance.

A la reprise de la séance, 15 minutes plus tard, il annonce « qu’après concertation avec son groupe,  Mme Mayer est autorisée à voter… » C’est tout aussi délirant car ni le maire, ni le conseil municipal n’ont le pouvoir d’autoriser ou d’interdire la participation d’un conseiller municipal au vote d’un point figurant à l’ordre du jour !

Seul le juge administratif pourrait se prononcer sur l’éventuelle illégalité des délibérations auxquelles aurait participé un élu considéré comme « conseillé intéressé », au sens des dispositions de l’article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales. Selon nous, aucune disposition légale n’interdisait à Mme Mayer de participer au vote.

Le maire invite alors le conseil municipal à recommencer le vote après avoir reconstitué les trois piles de bulletins en nombre suffisant. L’ambiance est pesante. Evidement, compte-tenu de ce qui vient de se passer, nous refusons de poursuivre cette mascarade.

Bien qu’il lui appartenait, à lui seul, de prendre la décision de lever la séance, le maire interroge l’assemblée : « qui est pour l’annulation de la séance ? ». Une large majorité se prononce en faveur d’une levée de séance devenue inévitable. Le conseil est terminé.

Le nouveau maire de Vigy semble décidément venir d’une autre planète et, conseil après conseil, laisse apparaitre à quel point il flotte dans un costume trop grand pour lui.

Bienvenue au cirque municipal de Vigy !

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